Information détaillée concernant le cours

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Titre

Survivre à sa thèse : le corps – le grand oubli / Surviving your PhD: the body - the great forgotten

Dates

16-18 août 2023

Responsable de l'activité

Christian Kull

Organisateur(s)/trice(s)

Andrea Mathez, UNIL

Intervenant-e-s

Andrea Mathez, UNIL

Mathilde Vandaele, UNIL

Soufiane Guerraoui, comédien, auteur, metteur en scène et formateur

Description

(Depending on the need, this workshop will be conducted in French and/or English. If you need the description in English, you can write me: [email protected])

 

C'est quoi cet atelier résidentiel?

Nous proposons une immersion, sur trois jours, dans un lieu, Hof zur Kirschblüte, qui invite au calme et à l'apaisement: une magnifique ferme rénovée et équipée, bordée d'un jardin verdoyant, à quelques minutes à pied de l'Aare.

A travers une progression douce, les participant-e-s seront amené-e-s à retrouver (ou rencontrer autrement) différentes dimensions de leurs corps (mouvement, sens et sensations, émotions, parole et silence, jeu et intéraction). Le travail s'articulera autour des notions suivantes: Présence, écoute, observation, lâcher-prise et acceptation, co-construction, créativité et libération; le tout, pour parvenir à retrouver la simplicité et la puissance d'un corps conscient, aussi bien dans la génération d'idées, que dans la formulation de sa pensée ou dans un bien-être dans l'instant.

Cette retraire de trois jours est pensée de façon holistique et elle a vocation, de façon douce et enveloppante, aussi bien pendant les activités proposées, que pendant les temps de pause, de repos ou de repas, de retrouver son corps, vis-à-vis de soi, mais aussi dans le collectif.

 

Pourquoi cet atelier résidentiel?

«Le corps, le grand oubli.»

Si cette affirmation peut sembler arbitraire à première vue, elle n'en demeure pas moins très proche de la réalité, en particulier dans le milieu de la recherche universitaire, où la pensée relègue au second plan le corps, pourtant pilier porteur essentiel et incontournable de la pensée.

C'était d'ailleurs une des conclusions de plusieurs ateliers précédents du programme doctoral de géographie, en particulier un atelier sur la relation du-de la chercheur-euse au terrain organisé en 2018 et un atelier sur la géographie expérimentale organisé en 2020. Deux ans plus tard, et après une période marquée par la pandémie et un rapport au corps et aux relations sociales passablement chamboulé, il semble pertinent de questionner à nouveau la place du corps dans la recherche en géographie.

Plus précisément, la proposition de cet atelier découle des deux constats tangibles suivants:

  • Augmentation sensible des troubles du bien-être (mental) dans le milieu académique, qui n'a fait qu'empirer avec le COVID.
  • Nombre inquiétant de doctorants ayant été ou sont en arrêt de travail. En effet, les étudiant-e-s et doctorant-e-s universitaires dans les disciplines telles que la géographie sont particulièrement susceptibles de développer un manque d'espoir, en raison de leur exposition régulière à des informations sensibles sur l'état global du monde et son avenir (Wamsler, 2020). La formation académique sur les problèmes mondiaux, tels que le changement climatique peut augmenter les émotions négatives des élèves et générer un niveau élevé d'inquiétude (Ojala, 2007; Taber et Taylor, 2009).

Prendre soin de soi notamment à travers la conscience de son corps, devient un objectif en soi, une nécessité. Par ailleurs, au-delà de la pratique non-instrumentale 'de prendre soin', se recentrer sur le corps ouvre aussi de nombreuses possibilités pour la recherche et la vie académique. Joanna Macy's ‘work that reconnects’ est peut-être une des approches les plus connues qui montre que les crises écologiques et sociales de l'Antropocène, le désespoir et l'inertie face à ces crises demandent de nouvelles manières d'appréhender le monde – qui passent par le corps et nos expériences sensorielles et émotionnelles. En effet, après des années d'oubli du corps dans la géographie et ses sous-disciplines, il y a un changement qui commence à s'opérer et qui reconnaît la centralité de notre corps, de nos émotions et de nos sensations en tant que chercheurs et chercheuses. La conférence organisée par POLLEN (Political Ecology Network) en 2022, Emotional Political Ecologies – Methods, Insights and Potential s'interroge par ailleurs sur comment la façon de travailler consciamment avec nos émotions peut ouvrir des possibilités, aussi bien pour imaginer de nouveaux types de relations «humains - non humains», pour théoriser plus profondément le pouvoir et la résistance ou pour aller au-delà des façons bianaires de penser le développement et la nature, notamment en donnant une place à l'expérience vécue et aux subjectivités relationnelles.

C'est donc dans ce double but que nous proposons cet atelier centré autour du corps:

  • pour 1) prendre conscience de nos corps et de nos émotions dans nos recherches doctorales et en prendre soin dans un but non-instrumental,
  • mais aussi pour 2) explorer le potentiel, pour nos recherches, qui découle d'une meilleure prise de conscience de nos expériences sensorielles et émotionnelles notamment en matière de capacité d'écoute, de capacité de présence ou de nouvelles manières de (co)produire du savoir et d'appréhender le monde.

 

Programme

Programme provisoire

Jour 1 : Faire corps avec son corps

Arrivée & déposer « ses bagages »

Activité 1 : Eveil et ancrage par le corps

Activité 2 : Théâtre d'improvisation – corps, mouvement et parole

Activité 3 : Lâcher prise en mouvement

Activité 4 : Expérience sonore – ressentir par la vibration

Jour 2 : Faire corps avec son environnement et ses émotions

Activité 1 : Balade – ressentir par le végétale

Activité 2 : Ecoute active (Mindful listening)

Activité 3 : Emotions et travail (de terrain)

Activité 4 : Observation, acceptation et créativité à travers les techniques du théâtre du mouvement

Activité 5 : Atelier d'écriture autour de l'éco-anxiété et de l'espoir

Activité 6 : Ressentir par la voix

Jour 3 : Être – Se révéler à soi dans le jeu

Activité 1 : Méditation

Activité 2 : Présence à travers le jeu théâtrale

Activité de clôture

Lieu

Lüsslingen (Soleure)

Information

> L'atelier se fait selon le besoin en français et/ou anglais.

 

Places

16

Délai d'inscription 02.08.2023
Contact

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